Publié le 12 mars 2024

La complexité des sigles (CLIC, DAC, MAIA) n’est pas une fatalité ; chaque structure a un rôle précis, de la simple information à la gestion de crise.

  • Le CCAS ou le CLIC sont vos portes d’entrée pour l’information, l’évaluation initiale et l’accès aux droits de base.
  • Le DAC (Dispositif d’Appui à la Coordination) est le « chef d’orchestre » indispensable pour les situations complexes : refus de soins, multiples pathologies, risque d’épuisement de l’aidant.

Recommandation : Pour un cas complexe, ne restez pas seul. Demandez à votre médecin traitant ou à un autre professionnel de santé de saisir le DAC de votre territoire pour une prise en charge coordonnée.

Face à la perte d’autonomie d’un proche, une angoisse s’ajoute souvent à l’inquiétude : celle de la jungle administrative. CLIC, DAC, MAIA, CCAS… Une avalanche de sigles qui semble conçue pour décourager les meilleures volontés. En tant qu’aidant, votre premier réflexe est de chercher une solution rapide, un interlocuteur unique capable de vous guider. Pourtant, on vous renvoie souvent vers votre médecin ou votre mairie, des points de départ essentiels mais parfois insuffisants face à la complexité d’une situation qui se dégrade. L’organisation du maintien à domicile, la gestion des soins, la recherche d’aides financières, tout devient un parcours du combattant.

Le système français, malgré son apparente complexité, est pensé comme un ensemble de réponses graduées. Les solutions habituelles, comme la simple demande d’aide-ménagère, ne suffisent plus lorsque des problèmes multiples s’entremêlent : déni de la situation par le parent, isolement, pathologies multiples, épuisement de l’aidant. C’est ici que la plupart des familles se sentent démunies. Et si la véritable clé n’était pas de connaître la définition de chaque acronyme, mais de comprendre qui est le « chef d’orchestre » capable de synchroniser tous les intervenants ? La réponse réside dans la coordination. Cet article n’est pas une liste de définitions de plus. C’est une boussole. Il va vous cartographier les rôles de chacun pour vous permettre d’identifier, en fonction de votre situation précise, la bonne porte à pousser et le bon pilote à contacter.

Pour vous aider à naviguer avec clarté, nous allons décortiquer ensemble le rôle de chaque structure. Cet aperçu vous permettra de comprendre rapidement qui contacter en fonction de la nature et de la complexité de vos besoins.

Pourquoi contacter le Point Info Seniors avant de commencer n’importe quelle démarche ?

Avant de vous lancer dans des démarches complexes, le Point Info Seniors, souvent appelé CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique), est votre premier point de contact stratégique. Pensez-y comme le guichet d’accueil principal du parcours d’aide. Sa mission est d’informer, d’orienter et de faciliter vos premières démarches. Que vous cherchiez des informations sur les aides financières comme l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), les services de maintien à domicile ou les structures d’hébergement, le CLIC est là pour vous donner une vision d’ensemble des ressources disponibles sur votre territoire. C’est un service gratuit et neutre, qui s’adresse à la fois aux personnes âgées et à leurs aidants.

Il est crucial de comprendre que le paysage de ces dispositifs a évolué. La loi sur l’organisation et la transformation du système de santé de 2019 a acté la fusion progressive des dispositifs de coordination les plus spécialisés (comme les MAIA et les réseaux de santé) en une porte d’entrée unique pour les cas complexes : le DAC (Dispositif d’Appui à la Coordination). Les CLIC de niveau 1 (information) et 2 (évaluation) subsistent, mais les CLIC de niveau 3 (coordination) ont été intégrés dans ces nouveaux DAC. Cette réforme vise à simplifier la lecture pour les usagers et les professionnels. Concrètement, si votre situation est simple, le CLIC reste la bonne porte. Si elle se complexifie, le CLIC sera le premier à vous orienter vers le DAC, le nouveau « chef d’orchestre ».

Votre appel au CLIC ou au DAC sera d’autant plus productif si vous avez préparé en amont quelques documents essentiels : derniers avis d’imposition, comptes-rendus médicaux, et une liste claire des difficultés rencontrées au quotidien. Cette préparation permet à votre interlocuteur de cerner rapidement vos besoins et de vous proposer les solutions les plus adaptées.

Refus de soins et déni : comment le gestionnaire de cas peut débloquer une situation inextricable ?

L’une des situations les plus douloureuses pour un aidant est le refus de l’aide ou le déni de la perte d’autonomie par son proche. Le dialogue est rompu, la situation sanitaire se dégrade et l’impuissance s’installe. C’est précisément dans ce type de « nœud gordien » que le gestionnaire de cas, figure centrale du DAC, révèle toute sa valeur. Ce professionnel n’est pas un simple conseiller ; c’est un médiateur et un coordinateur expert des situations les plus critiques. Son rôle est d’intervenir lorsque les solutions classiques ont échoué. Il se déplace au domicile, prend le temps de créer un lien de confiance avec la personne âgée et analyse la situation dans sa globalité : médicale, sociale, psychologique et environnementale.

Le gestionnaire de cas ne se contente pas de proposer un plan d’aide, il le co-construit avec la personne et son entourage, en respectant ses choix et son rythme. Il devient l’interlocuteur unique qui va « traduire » les besoins de la personne aux différents professionnels (médecin, infirmière, services sociaux) et orchestrer leurs interventions. C’est lui qui peut, avec tact et patience, amener une personne isolée et méfiante à accepter une évaluation de ses besoins, l’installation d’une téléassistance ou la visite d’une aide à domicile. Son intervention est humaine avant d’être administrative.

Professionnel en conversation bienveillante avec une personne âgée dans un salon chaleureux

Cette approche sur-mesure est ce qui différencie la gestion de cas d’une simple mise en place de services. Comme le soulignent les experts, la complexité varie énormément d’une situation à l’autre, et c’est là que ce savoir-faire devient indispensable. Comme le précise un article de la revue Repères en Gériatrie, il existe un fossé entre une aide ponctuelle et une véritable gestion de cas complexe :

L’accompagnement d’un jeune diabétique de 20 ans sera évidemment bien différent de celui d’un malade de 85 ans, isolé socialement et familialement, présentant des troubles cognitifs et de multiples pathologies. De même, l’aide nécessaire pour trouver un infirmier ou un médecin traitant sera bien différente d’une gestion de cas, comme pouvait le faire la MAIA, dans sa dimension sociale, médicale, familiale et psychologique.

– Repères en Gériatrie, Les dispositifs d’appui à la coordination (DAC)

En cas de refus de soins, le gestionnaire de cas devient votre allié le plus précieux. Sa position extérieure et son expertise lui confèrent une légitimité que l’aidant familial, souvent pris dans l’affect, ne peut avoir. Il est la clé pour sortir de l’impasse et assurer la sécurité de votre proche.

Où trouver un accueil de jour Alzheimer près de chez vous avec transport inclus ?

Lorsque l’on accompagne un proche atteint d’une maladie neurodégénérative comme Alzheimer, qui concerne aujourd’hui plus de 1,2 million de personnes en France selon les estimations, la question du répit pour l’aidant et de la stimulation pour la personne malade devient centrale. L’accueil de jour est une solution formidable : il permet à la personne âgée de participer à des activités adaptées dans un cadre sécurisé, tout en offrant des moments de respiration essentiels à l’aidant. Mais une question logistique se pose souvent : comment organiser le transport ? C’est là que les CLIC et les DAC interviennent de manière très concrète. Votre premier réflexe doit être de contacter le CLIC de votre secteur. Il dispose de l’annuaire complet des accueils de jour et des solutions de transport associées.

L’aide apportée par le CLIC est graduée. Un CLIC de niveau 1 vous fournira l’information et les coordonnées. Un CLIC de niveau 2 ou un DAC ira plus loin en réalisant une évaluation complète des besoins à domicile (évaluation du GIR) pour monter un dossier de financement via l’APA. Ce plan d’aide personnalisé peut alors inclure le coût de l’accueil de jour ET celui du transport adapté. Dans les cas les plus complexes, le DAC peut même prendre en charge toute l’organisation logistique. Le tableau suivant résume bien les différents niveaux de service :

Comparaison des niveaux de service CLIC/DAC pour l’accompagnement Alzheimer
Niveau de service Services proposés Aide au transport
Niveau 1 (CLIC) Information et orientation vers les accueils de jour Liste des transporteurs conventionnés
Niveau 2 (CLIC) Évaluation des besoins et élaboration d’un plan d’aide Mise en relation avec solutions de transport adaptées
Niveau 3 (intégré au DAC) Coordination complète incluant l’accueil de jour Organisation et suivi du transport avec financement APA

En résumé, pour organiser un accueil de jour avec transport, le processus est clair : contactez votre CLIC/DAC, demandez une évaluation pour un plan d’aide APA, et laissez le coordinateur orchestrer la mise en place. C’est la garantie d’une solution pérenne qui préserve à la fois le bien-être de votre proche et votre propre équilibre.

Le danger de l’isolement géographique : comment trouver des chauffeurs bénévoles en milieu rural ?

En milieu rural, la perte d’autonomie est souvent aggravée par un défi majeur : la mobilité. L’absence de transports en commun et l’éloignement des services essentiels peuvent transformer un simple rendez-vous médical ou des courses en une expédition impossible, accentuant un isolement potentiellement dangereux. Pour beaucoup de personnes âgées ne pouvant plus conduire, le maintien à domicile devient un véritable casse-tête. Face à cette problématique, les solutions standard ne suffisent pas. Il faut se tourner vers les initiatives locales et solidaires, souvent méconnues.

C’est ici que le DAC (Dispositif d’Appui à la Coordination) joue un rôle de « cartographe » des solidarités locales. Sa mission est de venir en appui des professionnels et de connaître l’écosystème de son territoire dans les moindres détails. Le DAC ne crée pas lui-même un service de transport, mais il sait quelle association de chauffeurs bénévoles, quel service de transport solidaire mis en place par une communauté de communes ou quel programme de covoiturage senior existe près de chez vous. En contactant le DAC, vous accédez à un répertoire de solutions sur-mesure que vous ne trouveriez jamais dans un annuaire national.

Vue aérienne d'un village rural avec routes sinueuses symbolisant les défis de mobilité

Le gestionnaire de cas du DAC peut intégrer cette solution de transport directement dans le plan d’aide personnalisé. Il ne se contente pas de vous donner un numéro de téléphone ; il peut faire le lien, expliquer la situation de votre proche au service de transport bénévole et s’assurer que la solution est pérenne et adaptée. Le DAC est un facilitateur, un pont entre le besoin d’une personne isolée et les ressources solidaires de son territoire. Il vient en appui des professionnels de santé, sociaux et médico-sociaux qui sont souvent les premiers à constater ces difficultés.

N’hésitez donc pas à solliciter le DAC, via votre médecin ou le CLIC, pour des problématiques de mobilité. Vous pourriez être surpris par la richesse des initiatives solidaires qui existent autour de vous, et qui ne demandent qu’à être connectées aux personnes qui en ont le plus besoin.

Problème de la méconnaissance : comment trouver l’association qui visite les malades à domicile ?

Au-delà des soins médicaux et de l’aide matérielle, la lutte contre la solitude est une composante essentielle du bien-vieillir à domicile. De nombreuses associations de bénévoles formidables (comme les Petits Frères des Pauvres, la Société de Saint-Vincent-de-Paul, etc.) proposent des visites de convivialité pour rompre l’isolement des personnes âgées. Le problème ? Les familles ne savent souvent pas qu’elles existent, ou ne savent pas laquelle contacter. Le risque est de passer à côté d’un soutien humain précieux, aussi bien pour la personne visitée que pour l’aidant qui se sent moins seul.

Une fois de plus, le DAC agit comme un hub centralisateur d’informations. Grâce à sa mission d’animation territoriale, il est en lien constant avec le tissu associatif local. Le DAC connaît non seulement les associations présentes sur votre secteur, mais aussi leur spécificité : certaines sont spécialisées dans l’accompagnement de fin de vie, d’autres dans la simple visite amicale, d’autres encore dans le soutien aux aidants. Le gestionnaire de cas peut ainsi vous orienter vers la structure la plus pertinente en fonction de la personnalité et des besoins de votre proche.

L’ARS Île-de-France décrit parfaitement ce rôle de connecteur :

Le DAC assure une mission d’animation territoriale visant l’amélioration des parcours de santé complexes. Il anime la communauté professionnelle et gère le portail MAILLAGE de son département où les professionnels peuvent accéder à des informations sur l’actualité santé et des ressources locales.

– ARS Île-de-France, Les Dispositifs d’Appui à la Coordination

Le processus est simple et efficace : vous exposez le besoin de lien social au gestionnaire de cas, qui l’intègre au Plan de Services Personnalisé. Il se charge ensuite de contacter l’association partenaire et de coordonner la mise en place des visites, en veillant à ce qu’elles s’intègrent harmonieusement avec les autres interventions (soins infirmiers, aide à domicile). Cette coordination assure un suivi cohérent et évite que les intervenants se succèdent sans se parler.

Le DAC transforme une recherche fastidieuse et parfois infructueuse en une démarche simple et ciblée. Il est le chaînon manquant entre le besoin humain de lien social et l’offre associative, souvent riche mais dispersée.

Pourquoi le CCAS de votre mairie est-il la première porte à pousser pour vos droits ?

Avant même de penser aux dispositifs spécialisés comme les CLIC ou les DAC, il existe une porte d’entrée universelle et de proximité : le Centre Communal (ou Intercommunal) d’Action Sociale (CCAS/CIAS). Rattaché à votre mairie, le CCAS est le bras armé de la politique sociale de votre commune. Avec un maillage exceptionnel de près de 14 500 centres en France, il y a de fortes chances qu’un accueil soit disponible près de chez vous. Le CCAS s’adresse à tous les publics en difficulté, pas seulement aux personnes âgées, et sa mission première est de garantir l’accès aux droits.

C’est au CCAS que vous pourrez être aidé pour constituer des dossiers d’aide sociale légale (comme l’aide sociale à l’hébergement) ou solliciter des aides « extra-légales » spécifiques à votre commune (aide pour payer une facture d’énergie, portage de repas, etc.). Il joue un rôle d’écoute, d’information et d’orientation de premier niveau. Alors, quelle est la différence avec un CLIC ou un DAC ? La distinction est fondamentale et se situe au niveau de la complexité de la situation. Le CCAS gère l’urgence sociale, tandis que le DAC gère l’urgence et la complexité médico-sociale.

Le tableau suivant clarifie parfaitement les rôles pour savoir qui appeler en priorité :

CCAS vs DAC : Qui fait quoi ?
Critère CCAS DAC
Public prioritaire Tous publics en difficulté sociale Situations de santé complexes
Type d’urgence Sociale (factures, logement, repas) Médico-sociale (coordination de soins)
Aides gérées Aides locales et extra-légales Coordination du parcours de santé
Premier contact Accueil direct en mairie Souvent via un professionnel de santé

Comprendre cette distinction est la clé pour ne pas perdre de temps. Pour une demande précise et non complexe, il est utile de savoir pourquoi le CCAS est un point de départ efficace.

En résumé, si votre problème principal est d’ordre financier, social ou pour une aide ponctuelle, poussez la porte du CCAS de votre mairie. C’est le chemin le plus direct. Si la situation de votre proche implique une coordination de multiples acteurs de santé et un risque de rupture du maintien à domicile, le CCAS vous orientera lui-même vers le CLIC ou le DAC.

Comment éviter le burn-out de l’aidant quand on gère un parent dépendant 24h/24 ?

Être aidant familial est un rôle exigeant, souvent assumé par amour, mais qui peut mener à un épuisement physique et psychologique sévère. En France, on estime à plus de 11 millions le nombre d’aidants familiaux, un chiffre qui témoigne de l’ampleur de cet engagement silencieux. Gérer un parent dépendant 24h/24 ne laisse que peu de place au répit. Reconnaître les signes de fatigue et accepter de demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse, mais un acte de préservation essentiel pour pouvoir continuer à accompagner son proche sur le long terme. Le DAC a justement pour mission d’apporter une réponse globale aux demandes d’appui des professionnels et des familles, en incluant la santé de l’aidant comme une priorité.

Le gestionnaire de cas du DAC n’évalue pas seulement les besoins de la personne âgée, mais aussi le niveau d’épuisement de son aidant principal. À partir de ce constat, il peut activer une palette de solutions de répit, financées en partie par le « droit au répit » inclus dans l’APA. Ces solutions vont bien au-delà d’une simple aide à domicile quelques heures par semaine. Il peut s’agir de :

  • L’hébergement temporaire : accueillir votre proche dans un EHPAD pour quelques jours ou quelques semaines, vous offrant une vraie coupure.
  • Le baluchonnage (ou relayage) : un professionnel vient s’installer à votre domicile 24h/24 pour prendre le relais, permettant à votre proche de rester dans son environnement familier.
  • Les séjours vacances-répit : des séjours organisés où l’aidant et l’aidé peuvent partir ensemble, mais avec une prise en charge adaptée pour la personne dépendante, permettant à l’aidant de souffler.

Ces solutions sont orchestrées par le DAC, qui se charge de trouver la structure, d’organiser la logistique et de monter le plan de financement. La prévention du burn-out de l’aidant devient ainsi un objectif concret du plan d’aide.

Votre plan d’action anti-épuisement avec le DAC

  1. Demander une évaluation : Sollicitez une évaluation spécifique de votre propre niveau d’épuisement par le gestionnaire de cas.
  2. Explorer le relayage : Discutez des possibilités de baluchonnage pour un relais temporaire mais complet à domicile.
  3. Planifier des pauses : Programmez un hébergement temporaire en EHPAD pour vous accorder des périodes de repos planifiées.
  4. Envisager les vacances adaptées : Renseignez-vous sur les séjours vacances-répit aidants-aidés coordonnés par le DAC.
  5. Faire valoir vos droits : Exigez que le « droit au répit » soit un objectif prioritaire dans le plan d’aide personnalisé de votre proche.

Prendre soin de soi est une condition indispensable pour bien prendre soin de l’autre. Pour tenir sur la durée, il est vital de savoir comment activer les solutions de répit pour éviter le burn-out.

N’attendez pas d’être à bout. Contactez votre CLIC ou demandez à votre médecin de saisir le DAC pour explorer ces solutions. Préserver votre santé, c’est aussi garantir la qualité et la pérennité de l’accompagnement que vous offrez à votre parent.

À retenir

  • Le CCAS et le CLIC sont vos portes d’entrée de proximité pour l’information, l’évaluation initiale et l’accès aux droits sociaux de base.
  • Le DAC est le chef d’orchestre des situations complexes (multi-pathologies, refus de soins, isolement, risque d’épuisement de l’aidant), assurant une coordination sur-mesure.
  • Ne restez jamais seul : la santé de l’aidant est une priorité. Le DAC peut activer des solutions de répit (hébergement temporaire, baluchonnage) pour vous préserver.

Comment transformer votre retraite en « troisième vie » productive et épanouissante ?

La mission des dispositifs comme les CLIC ne se limite pas à la gestion de la dépendance et des situations de crise. Ils ont également un rôle fondamental à jouer dans la promotion du « bien-vieillir ». La retraite n’est pas une fin, mais le début d’une « troisième vie », une période qui peut être incroyablement riche, productive et épanouissante. Pour cela, il est essentiel de rester actif, de maintenir un lien social fort et de continuer à avoir des projets. Les CLIC sont aussi des mines d’informations sur les opportunités de loisirs, les activités culturelles, le sport adapté ou l’engagement bénévole sur votre territoire.

S’engager dans une association, transmettre son savoir-faire, participer à des ateliers ou simplement rejoindre un club de marche sont autant de moyens de rester stimulé intellectuellement et physiquement. Ces activités sont le meilleur rempart contre l’isolement et le déclin cognitif. Comme le souligne l’Institut Amelis, la mission des CLIC est large :

Dépendant des conseils départementaux, les Centres Locaux d’Information et de Coordination facilitent l’accès aux aides, aux différents dispositifs en lien avec le grand âge, aux loisirs, etc. Leur principale mission reste la prise en charge des personnes âgées devant gérer des situations compliquées.

– Institut Amelis, Les CLIC : accompagner les seniors vers plus d’autonomie

Cette double casquette est essentielle. Un CLIC peut aujourd’hui vous aider à monter un dossier APA et demain vous donner le programme des thés dansants ou des conférences de l’université du temps libre. Il est une ressource pour toutes les facettes de l’avancée en âge.

Mains de senior transmettant un savoir-faire artisanal dans un atelier lumineux

Pour que cette nouvelle étape de vie soit synonyme de projets et de joie, il est bon de se rappeler les clés pour bâtir une retraite active et pleine de sens.

N’hésitez pas à pousser la porte de votre CLIC ou de votre CCAS non pas avec un problème, mais avec une envie : celle de vous investir, de rencontrer du monde, d’apprendre. Transformer sa retraite en une période épanouissante est un projet en soi, et ces structures sont là pour vous y aider.

Rédigé par Élise Élise Chapuis, Assistante de Service Social spécialisée en gérontologie et droits des seniors, experte en financement de l'autonomie.